Marie-Hélène Pontvianne, Conseillère élue de l’AFE
Huit mois après les élections des conseillers de l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE), lepetitjournal.com a rencontré les trois conseillers élus pour la zone Mexique – Amérique Centrale – Panama, pour en savoir plus sur le début de leur mandat. En évoquant le début de son second mandat, Marie-Hélène Pontvianne se félicite du travail d’équipe réalisé avec Minouche Suberville
Photo: Marie-Hélène Pontvianne - Courtoisie Marie-Hélène Pontvianne
Priorité au travail de proximité sur des dossiers personnels
La majeure partie de son temps est consacré à traiter de dossiers personnels concernant des ressortissants français. C’est un travail de proximité, du cas par cas sur des questions aussi diverses que l’accès aux aides sociales, le règlement des successions, etc.
Cela prend parfois des semaines ou des mois car il faut maîtriser parfaitement les dossiers pour pouvoir sonner aux bonnes portes, avec les bons arguments. Un travail discret, pas toujours couronné de succès, mais qui correspond parfaitement, selon M.-H. Pontvianne, à la raison d’être des conseillers.
Chargée des affaires économiques et financières
Appartenant à la Commission de l’AFE du même nom, Mme Pontvianne se charge également des affaires économiques et financières. Elle est pour cela en lien constant avec les Chambres de commerce et les Conseillers du Commerce extérieur. Elle aimerait voir aboutir un projet local de centre d’affaires pour donner une image visible de la présence des entreprises françaises au Mexique, mais n’en cache pas la difficulté.
Dans le domaine de l’enseignement
Participant au Conseil d’administration du lycée franco-mexicain et aux conseils d’établissement des écoles françaises de la circonscription, M.-H. Pontvianne est impliquée dans les dossiers relatifs à l’enseignement.
Elle suit de près le projet de construction d’une école française au Panama, où il y a un vrai besoin de collège et de lycée et a obtenu, grâce au sénateur Ferrand, l'attribution d'une subvention de 10.000 euros pour le laboratoire de physique du lycée franco-costaricien de San José.
Pour un meilleur service aux français de l’étranger
M.-H. Pontvianne entretient des rapports permanents avec les Consuls Honoraires dont les rôles, fonctions et compétences restent mal définis. Ils travaillent volontairement, souvent dans des conditions difficiles, et elle considère qu’il est très important de les soutenir.
"La façon de gérer son mandat de conseiller dépend de la personnalité, de l’expérience et de la disponibilité de chacun. La sensibilité et les contacts comptent pour beaucoup, et il est important de se faire connaître et respecter dans toutes les institutions."
Elle souligne que l’une des difficultés auxquelles font face les conseillers est le changement fréquent du personnel des ambassades, avec parfois une mauvaise transmission des dossiers qui aboutit à des pertes de temps. "J’ai beaucoup appris avec le temps, notamment à prendre du recul par rapport aux évènements avant de réagir." Mais en tant que conseillère, elle se fait aussi un point d’honneur à conserver son indépendance et à toujours dire ce qu’elle pense, au nom des ressortissants français de la circonscription dont elle connaît les problèmes.
Camille Bidau (www.lepetitjournal.com /Mexico) mercredi 17 février 2010